Ce Dimanche 20 août 2026, Mgr l’Evêque du diocèse de Butembo-Beni a effectué une visite de réconfort aux fidèles chrétiens de la paroisse Saint Jean Paul II de Masoy et conféré le sacrement de confirmation à 203 chrétiens. Cette visite intervient huit mois après les massacres qui ont endeuillé cette partie du groupement Mwenye, en chefferie Baswagha, territoire de Lubero.
La messe a été dite en l’Eglise paroissiale. Ils étaient des centaines des fidèles venus des secteurs éloignés et toute la notabilité du groupement Mwenye pour accueillir leur pasteur. Dans son homélie, Mgr l’Evêque a d’abord indiqué aux fidèles qui, visiblement gardent encore le visage triste, qu’il est venu personnellement pour les réconforter au regard des affres qu’ils ont connu en février dernier.
« Je rends grâce à Dieu qui a veillé sur vous et vous a protégés lors des massacres atroces perpétrées ici dans les jours passés. Je vous présente mes compassions à chacun. Je rends aussi grâce à Dieu qui m’a permis aussi d’arriver ici au milieu de vous pour conférer le sacrement de confirmation à nos enfants après un long moment. »

Commentant la parole de Dieu de ce 25ème Dimanche du Temps Ordinaire année A, l’ordinaire du lieu a souligné que la pensée de Dieu n’est pas celle des hommes. Dieu est généreux envers tout le monde. Il ne veut voir personne en oisiveté. Il cherche les siens et les occupe.
« La première lecture que nous avons entendue nous a enseignés que les pensées de Dieu ne sont pas les pensées des hommes. Dieu est proche de tout le monde. Ce qu’Il attend de nous c’est la conversion. Notre Dieu n’est un Dieu qui condamne. C’est plutôt chacun qui se condamne par ses actes. Dieu n’est pas éloigné de nous. Cherchons-Le tant qu’Il se laisse trouver. Dieu donne à chacun ce qu’il Lui demande. Dieu pardonne tous les péchés. Il est miséricordieux et juste envers tout le monde. L’Evangile nous enseigne cette bonté de Dieu. C’est Dieu qui nous cherche pour nous sauver et nous faire part à ses bénédictions. »
S’adressant aux confirmandi, Mgr l’Evêque leur a mis en garde contre le syncrétisme. Il les exhorter à veiller et respecter cette onction reçue et se garder de ne pas subir d’autres tatouages. Il a a, par ailleurs aussi invités à adhérer dans les mouvements d’action catholique pour approndir leur foi mais aussi se garder de la consommation des boissons fortement alcoolisées et d’autres stupéfiants.
« Par le sacrement de confirmation, vous devenez des femmes et des hommes nouveaux. Ecartez de vos actions tout ce qui n’est pas compatible avec votre foi. Vous serez des témoins du Christ comme les Apôtres en la Pentecôte. Allez témoigner du Christ sans peur. En devenant des femmes et des hommes nouveaux, renoncer à tout désordre comme els chanvres et les boissons fortement alcoolisées. Si quelqu’un est venu intention de renoncer à ces pratiques, il perd son temps ici. Conformez votre vie à l’Evangile. Adhérez aux mouvements d’action catholique pour approfondir votre foi. »
Il sied de signaler que la paroisse Saint Jean Paul II de Masoy est la dernière qui organise le sacrement de confirmation pour cette année pastorale 2026 au diocèse de Butembo-Beni. Ce retard est dû, rappelons-le, aux massacres de la population et la profanation de l’église du secteur Musenge, à l’Est de cette paroisse. Cette situation avait poussé tout le monde, y compris les prêtres, à vider le milieu et prendre l’exil. Toutes les activités liturgiques et pastorales y avaient été suspendues jusqu’au tout récent retour des prêtres dans cette zone. Trois prêtres y sont affectés pour conduire et animer l’agir pastoral mais aussi pour continuer à diriger et à sanctifier le peuple de Dieu de cette région. Pour rappel, la nuit du 19 au 20 janvier 2026, des tueries avaient été perpétrées au village Mavwe-Mavwe faisant état de cinq civils tués. Le 21 janvier 2026, 6 civils avaient été massacrés à Mako à environ 8 kilomètres de Masoy. Et la nuit du 24 au 25 janvier 2026, le village de Musenge avait attaqué avec au moins 25 civils tués et plusieurs dégâts matériels dont la profanation de la chapelle.
Abbé Dieu Merci NGITSI
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