SAINTS ANGES GARDIENS, MEMOIRE
Jb 38, 1.12-21 ; 40, 3-5 ; Ps 138 ; Mt 18, 1-5.10
Nous célébrions, ce 2 octobre, la mémoire des saints Anges Gardiens, après la célébration des Archanges du 30 septembre dernier. Loin de croire que c’est une répétition. Les Archanges nous ont fait contempler les grands messagers de Dieu dans l’histoire du salut ; aujourd’hui, l’Église nous rappelle que Dieu n’est pas seulement le Dieu des grandes histoires : il est aussi le Dieu qui veille sur chaque personne, dans le secret de son existence.
Mais alors, pourquoi l’Évangile nous parle-t-il immédiatement d’un enfant ? Parce que Jésus veut nous arracher à une illusion dangereuse : croire que la grandeur consiste à dominer, à avoir raison, à être reconnu, à être indispensable.
Voilà le lien profond avec les Anges Gardiens : pour être gardé par Dieu, il faut accepter de ne pas être son propre dieu. Job vient de l’apprendre dans la tempête. Il voulait comprendre l’incompréhensible ; Dieu lui fait découvrir les limites de l’homme : « As-tu, une seule fois dans ta vie, donné des ordres au matin ? » Job finit par mettre la main sur sa bouche. Non parce que Dieu l’humilie, mais parce qu’il découvre enfin que la créature ne possède pas toutes les réponses de son Créateur.
L’ange gardien n’est pas une assurance magique contre les problèmes. Il est un signe que, même lorsque nous ne comprenons plus le chemin, nous ne sommes pas abandonnés. Le Catéchisme de l’Eglise Catholique l’enseigne mieux en ces termes : « dès l’enfance jusqu’à la mort, la vie humaine est entourée de leur garde et de leur intercession » (CEC, n° 336).
Aujourd’hui, nous sommes invités à penser à cette personne âgée que nous avons cessé de visiter parce qu’elle ne peut plus rien nous donner ; à penser à cet enfant que nous méprisons parce qu’il est pauvre ; à nous rappeler de ce malade que nous évitons parce que sa souffrance nous dérange ; à aller vers ce collègue que nous écrasons par nos paroles ; à rendre visite à ce membre de notre famille que nous avons rayé de notre cœur depuis des années. En cela, un appel retentit très fort : « Gardez-vous de mépriser un seul de ces petits. »
Apprenons à devenir petit, à nous rabaisser, à nous reconnaître fautif, à reconnaître nos erreurs ; à nous abaisser, à ne pas chercher à impressionner ; apprenons à diriger les autres dans l’humilité, dans l’effacement.
Frères et sœurs, aujourd’hui, les Anges Gardiens nous rappellent une vérité éloquente : Dieu prend soin de nous, mais sa protection doit aussi transformer notre manière de prendre soin des autres. Célébrer les anges gardiens nous invite à devenir aussi les gardiens les uns des autres. Nous devons veiller mutuellement les uns des autres. Notreparole doit relever au lieu d’écraser ; notre présence doit consoler au lieu de blesser, notre autorité doit protéger au lieu d’humilier, et notre foi doit rendre visible la bonté de Dieu.
Que le Seigneur, dans l’Eucharistie que nous allons recevoir, le si grand sacrement qui contient toute l’humilité de Dieu, nous inspire la conscience de nous considérer toujours petit devant Lui, afin de devenir grand dans l’amour.
Abbé Mbindule Syayikumya Mercier
Collecte
SEIGNEUR, DANS TA MYSTERIEUSE PROVIDENCE, TU ENVOIES LES ANGES POUR NOUS GARDER : DAIGNE REPONDRE A NOS PRIERES EN NOUS ASSURANT LE BIENFAIT DE LEUR PROTECTION ET LA JOIE DE VIVRE EN LEUR COMPAGNIE POUR TOURS.
Liturgie des heures : VENDREDI II
PREFACE DES ANGES
Que le Seigneur nous y aude