SAINTE THERESE DE L’ENFANT JESUS, patronne des missions, en RDC, fête
Is 66, 10-14 ; Ps 130 ; Mt 18, 1-4
Dans l’Eglise universelle, nous célébrons aujourd’hui 1er octobre la mémoire des Anges gardiens. Mais dans l’Eglise particulière de la République Démocratique du Congo, c’est la fête de Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus, patronne des missions.
Née le 2 janvier 1873 à Alençon, elle est la dernière d’une famille de neuf enfants. Elle perd sa mère très jeune. Marquée par une profonde grâce de conversion de Noël 1886, elle entre au Carmel de Lisieux à l’âge de 15 ans avec l’autorisation du pape Léon XIII. Elle meurt de la tuberculose le 30 septembre 1887, à l’âge de 24 ans, promettant de passer son ciel à faire du bien sur la terre. Elle est canonisée en 1925 et déclarée Docteur de l’Eglise en 1997 par le pape Jean-Paul II.
Pourquoi elle s’appelle « de l’Enfant de Jésus » ? C’est en référence à son nom de religieuse carmélite choisi pour marquer sa fascination spirituelle pour l’abaissement de Dieu qui s’est fait tout petit à Noël dans son enfant démuni. Ce nom exprime sa conviction que Dieu est un Dieu fort qui se fait faible et petit par amour pour les hommes.
Pourquoi elle est patronne des missions ? Elle avait la passion pour le salut des âmes. Bien qu’elle n’ait jamais quitté son monastère, elle ressentait un immense désir d’évangéliser le monde entier. Autrement dit, elle avait une universalité de cœur. En outre, toute sa vie, elle a été missionnaire par la prière. Par la prière, elle a adopté des frères prêtres et offrait chacune de ses épreuves et de ses actions ordinaires pour les missionnaires sur le terrain et la conversion des pécheurs.
En effet, la personnalité de Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus rayonne de force, de grandeur, d’humilité et de douceur. Sa vocation était l’amour : « Ma vocation, enfin je l’ai trouvée, ma vocation, c’est l’amour. Oui, j’ai trouvé ma place au sein de l’Eglise : dans le cœur de l’Eglise, ma Mère, je serai l’Amour ». (Extrait des commentaires de la mémoire du 1er octobre, Missel de la semaine, p. 2011). C’est, en fait, l’amour qui donnait à Saint Thérèse une âme si ardemment missionnaire. Elle trouvait toute sa force dans l’amour. Elle aimait Jésus dans ses souffrances, dans son calvaire physique d’une intensité extrême. Elle nous offre un modèle de vie: Aimer. Pour surmonter les souffrances et les épreuves de la vie, il faut aimer. L’amour c’est l’arme la plus efficace pour vaincre les souffrances. Quand on souffre, il faut aimer Dieu, aimer Jésus, aimer nos proches, et nous aurons la force de tout surmonter.
Dans l’Evangile d’aujourd’hui, Jésus présente les enfants comme modèle pour tous ceux qui désirent entrer dans le Royaume des cieux. Se faire enfant et accueillir les enfants. Se faire enfant, c’est savoir s’humilier, savoir s’oublier, se rabaisser. C’est la grâce que nous allons demander à Dieu aujourd’hui: nous dégonfler de nous-mêmes, se faire ami de ceux qui sont oubliés pour que nous soyons éligibles dans le Royaume des cieux. Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus a su vivre cette exhortation du Christ à travers sa vie et sa spiritualité de la « Petite Voix ». La spiritualité de Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus repose sur la confiance totale en Dieu et l’amour dans les petits gestes du quotidien. Elle montre que la sainteté est accessible à tous sans faire de grandes actions extraordinaires. Qu’elle intercède pour nous.
Collecte
DIEU QUI OUVRE TON ROYAUME AUX PETITS ET AUX HUMBLES, DONNE-NOUS DE MARCHER AVEC CONFIANCE SUR LES PAS DE SAINTE THERESE DE L’ENFANT JESUS, POUR OBTENIR AINSI LA REVELATION DE TA GLOIRE.
Liturgie des heures: PROPRE
Préface des Saintes.
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