Méditation du jour: Le remord de notre faute doit nous amener à la réparation plutôt qu’au désespoir

Photo Abbé Christien MUYISA, prêtre du diocèse de Butembo-Beni

Ez 18, 25-28; Ps 24; Ph 2, 1-11; Mt 21, 28-32

Les anciens et les chefs des prêtres n’ont pas accueilli le message de conversion de Jean Baptiste. Ils contestent aussi l’autorité de Jésus. C’est dans ce contexte que Jésus  leur raconte  la Parabole de deux fils. Le premier refuse d’aller travailler dans la vigne de son Père mais après le remord, il y va. Le second dit oui à son Père avec beaucoup d’égard : « Oui, Seigneur ! » (Mt 21, 30)  mais il n’y va pas. La question centrale dans ce passage est la suivante : « Lequel de deux a fait la volonté du père ? » (Mt 21, 31). 

Bien aimés de Dieu, cette parabole nous invite à faire la volonté de Dieu pour entrer dans le Royaume céleste. Même si notre passé est noircie par les péchés n’ayons pas peur de nous approcher de Dieu. Le premier fils qui a dit  non, ensuite pris de remords, est allé dans la vigne de son père c’est l’exemple de tous les convertis. C’est l’exemple de tous ceux qui ont une histoire compliquée mais se laissent transformer par le pardon de Dieu. Ils acceptent de renoncer au mal pour suivre le chemin de Dieu. C’est le modèle de tous ces pécheurs qui croient au pardon de Dieu. Que notre remord ne soit pas dépourvu d’espérance comme celui de Judas qui s’est pendu se croyant indigne du pardon de Dieu (Cf. Mt 27, 3). Dieu ne désire pas la mort du pécheur mais plutôt sa conversion (Cf. Ez 18, 25.8). Et sa miséricorde est un signe de sa puissance. Dieu donne la preuve suprême de sa puissance, lorsque il patiente et prends pitié (Cf. Prière d’ouverture).  Voilà pourquoi même les pécheurs publics comme les publicains, les prostitués peuvent nous précéder même dans le Royaume des cieux, s’ils  se convertissent et font la volonté de Dieu pendant que nous contestons les envoyés de Dieu et refusons d’accueillir sa parole.

Le deuxième fils qui dit oui mais n’accompli pas la volonté de son père c’est l’exemple des ceux qui vivent dans l’incohérence. Ceux qui disent oui à Dieu pendant qu’ils sont à l’église mais ils disent non lorsqu’ils sont au service. Ceux qui disent qu’ils aiment Seigneur pendant la prière mais vivent contrairement à ses commandements. Ceux qui applaudissent à la fin de l’homélie, mais ne mettent pas en pratique le contenu. Ceux qui font des belles célébrations, des belles homélies mais font le contraire de ceux qu’ils enseignent. Ceux qui promettent mais ne réalisent pas. Le deuxième fils c’est aussi l’exemple de ceux qui n’ont pas pu persévérer dans la voie de la sainteté à cause des pièges de Satan. Ils ont abandonné la volonté de Dieu pour se pervertir. Ce sont des gens fatigués de vivre pour Jésus. Ils ont perdu l’élan premier de leur foi. La première lecture nous met en garde contre cette attitude de perversion : « si le juste  se détourne de sa justice, se pervertit, et meurt dans cet état, c’est à cause de sa perversité qu’il mourra » (Ez 18, 26). Nous sommes invités à persévérer dans le bien ; à persévérer dans la sainteté. Si nous sommes justes, demeurons justes toute notre vie. Si nous sommes sérieux, restons le jusqu’à la fin. Demandons la grâce d’aller toujours de l’avant dans notre cheminement spirituel.

Que l’eucharistie de ce jour nous donne la grâce de croire en la miséricorde divine. Que Jésus Christ que nous allons recevoir, nous donne la grâce de vivre dans la cohérence entre nos paroles et nos actions, notre foi et notre vie.

Abbé Christien MUYISA

Collecte

DIEU QUI DONNES LA PREUVE SUPREME DE TA PUISSANC, LORQUE TU PATIENTES ET PRENDS PITIE, SANS TE LASSER, ACCORDE-NOUS TA GRACE: EN NOUS HATANT VERS LES BIENS QUE TU PROMETS, NOUS PARVIENDRONDS AU BONHEUR DU CIEL.

Soyez le premier à commenter

Poster un Commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*