Méditation du jour: Le renoncement et le détachement matériels, consigne inconditionnelle pour une mission efficace et productrice des grâces sur le terrain

Réf. du jour:   Pr 30, 5-9; Ps 118; Lc 9, 1-6

Nous célébrons aujourd’hui la mémoire de Saint Pio de Pietrelcina, connu sous le nom de Padre Pio. Il fut prêtre. Sa vie est marquée par la sainteté, la souffrance mystique et un dévouement total aux âmes. Né en 18887 et mort en 1968, il a été canonisé par le pape Jean-Paul II le 16 juin 2002. Padri Pio fut un prêtre saint. En 1918, il reçoit les plaies de la Passion du Christ sur les mains, les pieds et le côté. Ces blessures visibles et sanglantes dureront 50 ans, jusqu’à sa mort. Il est aussi connu pour ses dons de bilocation (c’est-à-dire être à deux endroits à la fois), de clairvoyance et de lecture des cœurs (discernement des consciences lors des confessions. C’était un prêtre eucharistique dont les célébrations des messes étaient empreintes de la vraie participation au sacrifice de Christ ; un confesseur infatigable qui pouvait passer 10 à 12 heures par jour dans le confessionnal à écouter, guider et réconcilier des milliers de pèlerins qui venaient du monde entier à sa rencontre. Il a même fondé un grand hôpital conçu pour soigner les malades sur le plan physique et spirituel.

Quelle leçon tirée de sa vie de sainteté ? D’abord une vie de prière. Il enseigne que la foi ne peut pas grandir sans une relation quotidienne et intime avec Dieu. Ensuite le sens chrétien de la souffrance en unissant ses souffrances à celles du Christ pour le salut des âmes. Enfin, une foi incarnée dans le réel. Il priait pour les malades et a créé un grand hôpital (la Casa Sollievo della Sofferenza : Maison de soulagement de la souffrance) prouvant que la prière doit se traduire par des actes d’amour concrets. Il ne se contentait pas seulement de prier.

Dans le passage de l’Evangile d’aujourd’hui, Jésus envoie ses apôtres en mission. Il leur donne pouvoir de guérison et les instruit des consignes de la mission: « Ne prenez rien pour la route, ni bâton, ni sac, ni pain, ni argent; n’ayez pas chacun une tunique de rechange ». Jésus enseigne ici la nécessité du détachement, du dépouillement dans la mission évangélique. Ceux qui sont au service de Dieu ne doivent pas être encombrés par les richesses de ce monde. Que Dieu épargne ses élus de tomber facilement dans le piège de rechercher l’argent et les biens à tout prix.

En outre, Jésus souligne que le peuple trouve les grâces de la mission par l’accueil qu’il accorde aux missionnaires. Il indique: « Quand vous serez reçus dans une maison, restez-y; c’est de là que vous repartirez. Et si les gens ne vous accueille ne pas, sortez de la ville et secouez la poussière de vos pieds: ce sera un témoignage contre eux. ». (Lc 9, 4-5). Accueillir un serviteur de Dieu en mission c’est accueillir les grâces. Par contre s’opposer à la mission d’un serviteur de Dieu, c’est consommer sa propre malédiction. Nous sommes invités à briser la culture de désavouer les serviteurs, pire encore de chercher à tout prix à obtenir leur départ.

La première lecture nous présente la prière convenable en rapport avec les richesses: ne pas demander des grandes richesses pour ne pas être tenté d’oublier Dieu; mais aussi que Dieu nous épargne de la misère pour n’être tenté d’aller voler. Ce qu’il faut demander c’est le minimum pour vivre. En fait, Dieu ne peut pas nous donner au-delà de notre intelligence. Mais malheureusement c’est ce que nous demandons: l’abondance. Puisse le Seigneur nous octroyer le minimum pour vivre.

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