Méditation du jour: L’unité est le premier rempart d’une société, d’une famille, d’une maison

Photo Abbé Dieu Merci NGITSI, 20 septembre 2022 à Lubero, par Robert

Ga 3, 6-14 ; Ps 110 ; Lc 11, 14-26

Face à Jésus qui libère un homme muet, la foule se divise. Les uns s’émerveillent. D’autres soupçonnent : « C’est par Béelzéboul qu’il chasse les démons. » D’autres encore, pour le mettre à l’épreuve, réclament un signe venu du ciel. Devant le bien qui se fait sous leurs yeux, ils préfèrent le soupçon.

Jésus ne se défend pas par l’indignation mais par la logique : « Tout royaume divisé contre lui-même se ruine, et une maison divisée contre elle-même s’écroule. » Il parle de royaumes et de maisons. Il décrit ce que nous voyons dans nos familles, nos quartiers, nos paroisses et nos pays : ce qui détruit une communauté vient rarement du dehors d’abord. Cela commence par le soupçon, la rumeur, le non-dit, la parole qui prête de mauvaises intentions à celui qui fait le bien.

En effet, les adversaires de Jésus ne peuvent nier la guérison. Alors ils attaquent l’intention. C’est une vieille ruse : quand on ne peut pas contester le bien, on le salit. Combien de couples se fissurent parce que chacun interprète le silence de l’autre comme une trahison ? Combien de communautés s’épuisent parce que tout geste généreux y est aussitôt suspecté ? Jésus nous invite à une autre manière de regarder : reconnaître le bien là où il est, même quand il vient de quelqu’un que nous n’aimons pas, même quand il bouscule nos habitudes.

En effet, là où Jésus nous amène dans son discours c’est à l’unité : marcher ensemble. « Qui n’est pas avec moi est contre moi » (Lc 11,23). Si la société est divisée, sa ruine est certaine. L’unité est le premier rempart d’une société, d’une famille, d’une maison. La solidarité doit se choisir et se garder. Devant la division, l’injustice, la méfiance qui ronge, on ne peut pas se contenter de regarder. « Qui ne rassemble pas avec moi disperse. » (Lc 11,23). Dans une famille, un quartier, une institution, l’indifférence n’est jamais neutre : elle laisse le champ libre à ce qui divise.

En outre, Jésus nous met en garde contre la recherche effrénée des miracles. Une bonne guérison, souligne Jésus, c’est celle qui nous fait gagner le Royaume des cieux. Et ce n’est pas toute guérison qui fait gagner le Royaume des cieux. Il y en a qui peuvent prétendre guérir alors qu’ils viennent de vous perdre et vous enchaîner d’avantage. Faisons attention à ces gens qui se disent voyants et capables de vous relater votre vie. C’est là aussi que nous voyons tous ceux qui courent derrière les miracles par-ci par-là dans des groupes dits de prières; ces gens qui recourent aux féticheurs et à des rites magiques pour chercher la protection ou détecter les choses cachées. Le diable ne libère pas, mais il enchaîne.

Dans la première lecture, Saint Paul éclaircie les Galates que nous sommes justifiés, non pas par la Loi mais par la foi. Il nous exhorte à tenir sur notre foi; à ne pas la rejeter pour embrasser les pratiques païennes.

Collecte

QUE TA GRACE, SEIGNEUR NOTRE PÈRE, SE REPENDE EN NOS CŒURS: PAR LE MESSAGE DE L’ANGE, TU NOUS AS FAIT CONNAITRE L’INCARNATION DE TON FILS BIEN-AIME, CONDUIS-NOUS PAR SA PASSION ET PAR SA CROIS, AVEC LE SECOURS DE LA VIERGE MARIE, JUSQU’À LA GLOIRE DE LA RESSURRECTION.

LH: LUNDI 3

Préface commune

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