Méditation du jour: Ne sachant ni le jour ni l’heure, gardons nos lampes allumées

Photo Abbé Dieu Merci NGITSI, 20 septembre 2022 à Lubero, par Robert

Ep 2, 12-22 ; Ps 84 ; Lc 12, 35-38

Restez en tenue de service, votre ceinture autour des reins, et vos lampes allumées. » (Lc 12, 35-37)

Bien-aimés, pensez à une mère qui laisse une lampe allumée à la porte, parce que son enfant rentre tard. Elle ne tremble pas, elle attend quelqu’un qu’elle aime. Voilà la vigilance que Jésus nous demande.

Jésus nous rappelle qu’il faut rester vigilant en veillant parce que l’heure de notre mort n’est pas connue. Ce rappel doit nous pousser à nous arrêter un peu pour méditer si nous avons encore cette conscience que notre fin nous est inconnue. Tout nous est caché. Nous ne savons ni le jour, ni l’heure, ni les circonstances de notre fin. Tout cela nous échappe. Cette ignorance n’est pas faite pour nous effrayer, mais pour nous éveiller. Saint Benoît invitait ses moines à « avoir chaque jour la mort sous les yeux », non par tristesse, mais pour mieux vivre aujourd’hui. Saint François osait remercier Dieu pour « notre sœur la mort corporelle ».

Comment veiller ? Saint Grégoire le Grand explique que la ceinture, c’est une vie droite et maîtrisée, et que la lampe, ce sont nos bonnes œuvres qui éclairent les autres. Concrètement : garder les commandements, prier, nous reconnaître pécheurs et nous confesser, partager, pardonner sans calcul, …. Saint Augustin dit en substance : Dieu promet le pardon à celui qui se convertit, mais il ne promet pas le lendemain à celui qui remet à plus tard.

Saint Paul nous donne la raison de cette confiance : « Autrefois vous étiez loin, vous voilà proches, par le sang du Christ. C’est lui qui est notre paix. » (Ep 2, 13-14) Nous n’attendons pas un maître lointain ou un juge inconnu. Celui qui vient a déjà abattu le mur qui nous séparait de Dieu et des autres. Par lui, dit Paul, « nous avons accès auprès du Père » (v. 18). La porte à laquelle il frappe est donc déjà ouverte de son côté, et nous sommes « membres de la famille de Dieu » (v. 19). Veiller, c’est rester dans la maison, la lampe allumée, sans nous croire étrangers.

L’Évangile réserve une surprise : le maître « passera les servir » (v. 37). À l’Eucharistie, c’est ce qui arrive. Celui qui est notre paix se donne en nourriture et fait de nous un seul corps. L’Eucharistie est notre viatique : elle nous apprend à attendre le Seigneur en le recevant déjà. Prions les uns pour les autres, car nous sommes lents et facilement distraits. Que l’Eucharistie nous obtienne toujours de garder nos lampes allumées et notre cœur réveillé.

Collecte

NOUS T’EN PRIONS, SEIGNEUR, QUE TA GRACE NOUS DEVANCE ET QU’ELLE NOUS ACCOMPAGNE TOUJOURS, POUR NOUS RENDRE ATTENTIFS A FAIRE LA BIEN SANS RELACHE.

Liturgie des heures : MARDI 1

PREFACE COMMUNE

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