Méditation du jour: Tout pour la gloire de Dieu, rien pour mon image

Photo Abbé Dieu Merci NGITSI, 20 septembre 2022 à Lubero, par Robert

Ga 5, 18-25 ; Ps 1 ; Lc 11, 42-46

A trois reprises, dans l’Evangile d’aujourd’hui, Jésus déclare malheureux les Pharisiens. D’abord ils se contentent de payer la dîme mais rejettent le jugement et l’amour de Dieu. La dîme ici que les Pharisiens payaient c’était pour s’acquitter d’un devoir de la Loi. Elle n’était pas payée comme action de grâce. Ce n’était pas pour Dieu. C’est justement aussi l’attitude de ceux qui pratiquent une religiosité légaliste; ceux-là qui vont à la messe par habitude; ceux qui donnent la dîme parce que c’est écrit dans la Bible. Ils ne font pas pour la gloire de Dieu. Si donc nos bonnes actions n’ont aucun lien avec la gloire de Dieu et le salut du monde, nous sommes malheureux. Saint Augustin le dit en une phrase : « Aime, et fais ce que tu veux » (Commentaire de la Première Épître de Jean, VII, 8). Tout geste religieux vaut ce que vaut l’amour dont il procède.

Ensuite, Jésus dit que les Pharisiens sont malheureux parce qu’ils aiment les premiers sièges dans les synagogues et les salutations sur les places publiques.Ce que Jésus dénonce ici c’est le fait de vouloir apparaître, le fait de chercher les honneurs. C’est le goût de l’ostentation, le « m’astuvisme ». Jésus nous invite ici à la sobriété. Saint Benoît y voit le premier degré de l’humilité : ne rien préférer à l’amour du Christ, et donc ne pas se préférer soi-même (Règle, ch. 4 et 7). Il faut s’effacer derrière sa position sociale.

Enfin, les Parisiens sont malheureux parce qu’ils sont comme des tombeaux qu’on ne voit pas et sur lesquels on marche sans le savoir.Autrement dit, ils se font passer pour guides du peuple alors qu’ils sont pleins de pourritures. Ça c’est l’hypocrisie. Cette hypocrisie se voit dans le fait, pour certains, de se cacher derrière une religiosité masquée. Une religiosité masquée ne trompe que celui qui la porte.

Quant aux docteurs de la loi, eux sont malheureux, déclare Jésus, parce qu’ils chargent les autres de fardeaux qu’eux-mêmes ne touchent pas d’un doigt. Ce sont ceux qui donnent de bons conseils sans les suivre et imposent aux autres des disciplines qu’ils ne s’imposent pas. Saint Grégoire le Grand écrit que la parole ne convainc que si la vie la confirme (Règle pastorale, II, 3) : la prédication la plus efficace est celle que l’on vit.

Bien-aimés, Dieu ne cherche pas des fidèles irréprochables en apparence, mais des cœurs unifiés, où ce que l’on montre, ce que l’on dit et ce que l’on vit ne font qu’un. Aujourd’hui, demandons-nous : pour qui est-ce que je prie, je donne, je sers ? Pour la gloire de Dieu, ou pour mon image ?

Dans la première lecture, Saint Paul nous appelle à nous laisser conduire par l’Esprit et non par la chaire.  Voici les actions de la chaire: inconduite, impureté, débauche, idolâtrie, sorcellerie, haines, rivalité, jalousie, emportements, intrigues, divisions, sectarisme, envie, beuveries, orgies et autres choses du même genre. Mais il faut se laisser conduire par l’Esprit dont les fruits sont: amour, joie, paix, patience, bonté, bienveillance, fidélité, bonté, bienveillance, fidélité, douceur, et maîtrise de soi. Que chacun se découvre en cela et s’abandonne dans la mouvance de l’Esprit.

Collecte

NOUS T’EN PRIONS, SEIGNEUR, QUE TA GRACE NOUS DEVANCE ET QU’ELLE NOUS ACCOMPAGNE TOUJOURS, POUR NOUS RENDRE ATTENTIFS A FAIRE LA BIEN SANS RELACHE.

LH: MERCREDI 4

Préface commune

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