Méditation du jour: Veiller en intendants fidèles; les comptes nous seront demandés

Photo Abbé Dieu Merci NGITSI, 20 septembre 2022 à Lubero, par Robert

Ep 3, 2-12 ; Ps 12 ; Lc 12, 39-48

Deux enseignements traversent l’Evangile que nous méditons aujourd’hui: restez toujours prêt car l’heure ni le jour où le Maître arrivera n’est pas connu et la redevabilité pour ce que nous avons déjà reçu. La première lecture éclaire ce second point. Saint Paul y parle de « la grâce que Dieu m’a donnée pour vous » (Ep 3, 2).

Pour le premier enseignement qui est la suite de l’enseignement d’hier, Jésus indique que c’est à l’heure où nous n’y pensons pas que le Fils de l’homme viendra. Personne ne maîtrise cette heure-là. Ce qui fait que le Seigneur nous met en garde contre les distractions, les jouissances, les ambiances mondaines et la paresse spirituelle. Aujourd’hui, ces distractions tiennent dans notre poche : le téléphone qui avale nos soirées, les séries, les bars et les fêtes qui s’étirent jusqu’à l’aube, alors que la prière du soir est expédiée en deux minutes. Nous disons : « Je me confesserai à Noël », « Je régulariserai mon mariage plus tard », « Je me réconcilierai avec mon frère quand les choses se calmeront ». Nous reportons le pardon à un voisin, le retour à la messe, la confession de ce péché qui pèse sur notre conscience. Nous agissons comme l’étudiant qui dit : « Je réviserai la veille », alors que la date de l’examen n’a jamais été annoncée. L’heure n’est pas connue. Soyons toujours prêts. Saint Jean Chrysostome explique que le Christ cache le jour de son retour pour que nous restions vigilants tous les jours. Ainsi donc, remettre notre conversion à demain, c’est parier sur un temps qui ne nous appartient pas.

Jésus avertit que le jugement sera sévère : « Le serviteur qui, connaissant la volonté de son maître, n’a rien préparé et n’a pas accompli cette volonté, recevra un grand nombre de coups. Mais celui qui ne la connaissait pas, et qui a mérité des coups par sa conduite, n’en recevra qu’un petit nombre » (Lc 12, 47-48a). Puis il pose le principe : « À qui l’on a beaucoup donné, on demandera beaucoup ; à qui l’on a beaucoup confié, on réclamera davantage » (Lc 12, 48b). Saint Grégoire le Grand le commente en ces termes : à mesure que les dons augmentent, les comptes à rendre s’alourdissent. Tout don est une charge. Saint Jacques le dit sans détour : « Celui qui sait faire le bien et ne le fait pas commet un péché » (Jc 4, 17).

Que nous a-t-on donc le plus confié ? La première lecture le nomme : le mystère du Christ, longtemps caché et maintenant révélé, qui fait des nations « héritières avec nous, membres du même corps, bénéficiaires de la même promesse » (Ep 3, 6). Ce mystère n’est pas une idée. Il se donne à nous dans l’Eucharistie. Nous y recevons le Christ lui-même. Si « à qui l’on a beaucoup donné, on demandera beaucoup », que demandera-t-on à celui qui reçoit chaque semaine le Corps du Seigneur ? 

Collecte

NOUS T’EN PRIONS, SEIGNEUR, QUE TA GRACE NOUS DEVANCE ET QU’ELLE NOUS ACCOMPAGNE TOUJOURS, POUR NOUS RENDRE ATTENTIFS A FAIRE LA BIEN SANS RELACHE.

Liturgie des heures : MERCREDI 1

PREFACE COMMUNE

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