L’Église fait aujourd’hui mémoire de saint Corneille, pape, et saint Cyprien, évêque et martyr. Leur témoignage nous invite à redécouvrir la miséricorde, la communion dans l’Église, la maturité dans nos choix et surtout la primauté de l’amour.
MERCREDI 16 SEPTEMBRE 2026
SAINT CORNEILLE, PAPE • SAINT CYPRIEN, ÉVÊQUE • MARTYRS
Miséricorde, unité et amour au cœur de la vie chrétienne
1 Co 12, 31 – 13, 13 • Ps 32 • Lc 7, 31-35
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Nous célébrons aujourd’hui la mémoire de saints Corneille et Cyprien, deux grands témoins de la foi chrétienne du troisième siècle. Corneille fut pape, tandis que Cyprien était évêque. Tous deux sont restés unis dans la foi, dans la défense de l’Église et jusque dans le témoignage du martyre.
Le primat de la miséricorde et du pardon
Au cours des persécutions, certains chrétiens avaient renié leur foi par peur. On les appelait les lapsi. Une question importante se posait alors : fallait-il encore les accueillir dans l’Église ?
Corneille et Cyprien se sont opposés à une attitude exclusivement rigoriste. Ils ont défendu la possibilité du retour, du pardon et de la pénitence.
La faute ne doit pas devenir une condamnation définitive lorsqu’un homme désire sincèrement revenir vers Dieu.
Une amitié spirituelle au service de l’unité
Corneille et Cyprien étaient également unis par une profonde amitié spirituelle. Cyprien avait soutenu l’élection de Corneille à la papauté. Ils sont restés solidaires dans une période particulièrement difficile pour l’Église.
Dans les périodes de crise, la communion entre les pasteurs doit être plus forte que les divisions.
Autorité et communion dans l’Église
Cyprien reste également connu pour sa vision de l’Église. L’évêque n’exerce pas sa mission dans l’isolement. Il agit en communion avec son peuple et avec les autres évêques.
« Celui qui n’a pas l’Église pour Mère ne peut avoir Dieu pour Père. »
Cette parole souligne que la foi chrétienne ne se vit pas de manière isolée. Elle se vit dans la communion, dans l’appartenance et dans la responsabilité mutuelle.
Savoir prendre position
Dans l’Évangile d’aujourd’hui, Jésus dénonce l’attitude de ceux qui critiquent tout. Jean Baptiste vient dans l’austérité : ils le rejettent. Le Fils de l’homme vient en partageant les repas : ils le critiquent encore.
Bien-aimés, la maturité demande de savoir prendre position. Il existe des personnes qui refusent tout, critiquent tout et ne se réjouissent de rien. Elles deviennent difficiles à situer parce que rien ne semble jamais suffisamment bon.
Apprenons à reconnaître, apprécier et encourager ce qui est bon chez les autres.
Sans amour, tout est rien
Dans la première lecture, saint Paul nous rappelle la place centrale de l’amour. Nos responsabilités, nos compétences, nos œuvres et nos sacrifices perdent leur véritable sens s’ils ne sont pas habités par l’amour.
L’amour doit caractériser toute notre vie. Que Dieu nous donne de tout faire par amour.
À retenir
MISÉRICORDE
Accueillir celui qui revient.
UNITÉ
Construire la communion.
MATURITÉ
Reconnaître et choisir le bien.
AMOUR
Donner sens à toutes nos actions.
Prière
Seigneur, tu as donné à ton peuple, dans les saints Corneille et Cyprien, des pasteurs dévoués et d’invincibles martyrs ; à leur prière, fortifie notre courage et notre foi, et accorde-nous de travailler avec empressement pour l’unité de l’Église. Amen.
Liturgie des Heures : Férie – 4e semaine
Préface : Préface des saints martyrs
Diocèse de Butembo-Beni
MISÉRICORDE • UNITÉ • MATURITÉ • AMOUR
Amen
Orate pro nobis.
Merci beaucoup pour cette méditation
Je vous en prie Charles